Amador Rojas - Mars 2019 - Uno

Quand je danse, je ne cherche pas à me définir dans un genre ou un autre ; Je ne me vois ni masculin, ni féminin... je suis peut-être les deux à la fois. En fait, je m’imprègne surtout de la sensibilité de chaque moment. Si l’on voit peu de bailaores danser avec un manton, porter une robe ou manier un éventail, c’est parce que les danseurs n’osent pas utiliser les accessoires que nous avons à notre disposition, dans le Flamenco. Ils se mettent beaucoup de barrières, celles que je souhaite enlever, au fur et à mesure, car l’art c’est la liberté.
… Je n’aimerais pas me charger du poids d’une bibliothèque pleine de chorégraphies, de normes et de lois, car cela pèserait lourd sur mes épaules. Je ne souhaite pas danser ainsi et...j’ai besoin de mes épaules pour danser. Je préfère me laisser porter davantage par la vie, par mon cœur, par ce que je ressens et exprimer cela librement.
Amador Rojas.